2026 marque cette année le quinzième anniversaire des printemps arabes. Ces révolutions sont souvent racontées comme une succession de grandes séquences précisément délimitées, débutant par l’émergence de mouvements populaires et spontanés – plus ou moins simultanément en 2011 – suivis par des périodes de transitions, ou par des contre-révolutions. L’Égypte et la Tunisie en sont les deux figures archétypiques : d’un côté le coup d’État militaire de 2013 et le retour de l’autoritarisme sous Abdel Fattah al-Sissi ; de l’autre, dix ans d’ouverture démocratique avant le tournant autoritaire instauré par Kaïs Saïed en 2021.
Pourtant, quinze ans de recherches sur ces sociétés invitent à penser d’autres chronologies et temporalités : les moments révolutionnaires ne s’évanouissent pas avec les transitions ou les restaurations autoritaires. Ils continuent d’influencer le politique bien après la fermeture apparente de ce qui était considéré comme une parenthèse révolutionnaire.
Comment enquêter sur ces héritages ? Que reste-t-il d’une révolution lorsque celle-ci semble terminée ?
Pour en discuter, nous recevons dans cet épisode deux chercheurs qui ont consacré leurs travaux à ces temporalités post-révolutionnaires: Sixtine Deroure, docteure en science politique, à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, associée au CEDEJ et Mohamed Selim Ben Youssef, docteur en science politique et chercheur postdoctoral à l’IREMAM.
Un podcast écrit par l’équipe de Noria Research: Camille Abescat, Claire Lefort-Rieu, Mathilde Thon-Fourcade et Cécile Jeanmougin.

Cet épisode a été produit en partenariat avec le Centre d’études et de documentation économiques, juridiques et sociales (CEDEJ) du Caire.
Réalisation sonore: Tante Agatha de Paroles paroles.
Retrouvez l’ensemble des épisodes de la saison 1 et de la saison 2 sur toutes vos plateformes d’écoute:
